Jeudi, nous étions parti randonner dans d’anciennes carrières d’ocre. Avec quelques marcheurs, nous revenions en covoiturage sur la route d’Apt à Lourmarin. Nous montions le Luberon vers l’ouest et vers la Combes. En dessous de nous, s’étendait la plaine du Calavon. Au loin, nous voyons Lacoste et Gordes. Devant, le soleil du soir éclairait les vignobles aux feuillages or et roux. A chaque virage, la lumière rasante passait sous le pare-soleil et nous éblouissait. Je ralentissais pour éviter de taper le parapet ou d’heurter une voiture qui arrivait en face.

Hier soir, j’ai téléphoné à ma cousine Mireille pour prendre des nouvelles. Elle s’apprêtait à manger avec quelques membres du club de cyclisme dont elle est la secrétaire. Ils se regroupaient pour se consoler de la mort d’un des leurs.

Le lundi de la Toussaint, il rentrait chez lui à vélo, quand il a été renversé par une automobile. Il est mort sur le coup. Le conducteur expliquait qu’il ne l’avait pas vu, aveuglé par le soleil de face. Le cycliste dans la cinquantaine laisse une femme et trois enfants.

C’était le deuxième cycliste du club à être renversé par un automobiliste ébloui en un mois et demi.

Piétons, cyclistes, motards, automobilistes ou camionneurs, soyez prudents ! La beauté de l’automne n’arrête pas la mort.