Pourquoi ces chroniques ?

Comme la vague efface ce qu’elle a apporté, notre mémoire oublie les souvenirs qu’elle a emmagasinés.

Pour soigner cet oubli, nous conservons des monuments. Ils peuvent être des livres ou des édifices. Eglises, châteaux, lavoirs,  calvaires, plaques de rue, vieux outils nous gardent la trace d’un passé révolu. Ils sont comme le bois flotté que ramène la vague. Ils ont en eux le souvenir de l’arbre qu’ils ont été, mais aussi de la corrosion par le sel, et de la force des courants qui les ont brisés ou polis. Nous leur vouons un culte, en les entretenant et en les visitant.

Pourtant, nous avons souvent oublié à quoi ils servaient, à qui ils servaient, comment ils servaient. C’est l’objet de ces chroniques d’expliquer ces monuments, conserver la mémoire de leur usage, en restant sur le Pays d’Aigues où j’habite et ses alentours.

Pourquoi le Pays d’Aigues ? Précisément parce que j’y habite, et qu’il est donc plus facile pour moi d’en parler et de collecter images  et histoires.

Pourquoi vouloir conserver la mémoire de ces monuments ? Pas par nostalgie du temps passé. Ces temps n’étaient pas nécessairement heureux, ils ont été aussi des époques de guerres, de massacres, de famine et de maladie.

Mais parce que je crois que nous ne créons jamais à partir de rien. En ce temps où  nous voudrions inventer une nouvelle façon de vivre ensemble, les expériences du passé aident à imaginer un autre futur. La collecte d’évènements passés et d’objets oubliés, même modestes et apparemment sans importance, permet d’imaginer des solutions nouvelles aux problèmes d’aujourd’hui.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :