La seconde poétique

  Suppose le monde ordonné à ton gré. Et puis après ? Suppose achevé la lecture de la lettre. Et puis après ? Suppose que tu as vécu cent ans selon les désirs de ton cœur. Suppose que tu vives cent ans encore. Et puis après ? Omar Khayyam (1048-1131)

La seconde poétique

Notre univers est une tonnelle de roses. Nos visiteurs sont les papillons. Nos musiciens sont les rossignols. Quand il n’y a plus ni roses, ni feuilles, les étoiles sont mes roses et ta chevelure est ma forêt. Omar Khayyam (1048-1131)

La seconde poétique

  Dans les monastères, les synagogues et les mosquées se réfugient les faibles que l’Enfer épouvante. L’homme qui connaît la grandeur d’Allah ne sème pas dans son cœur les mauvaises graines de la terreur et de l’imploration. Omar Khayyam (1048-1131)

La seconde poétique

  Comme la Roue ne tourne pas selon les désirs du sage, Qu’importe que tu comptes sept ou huit cieux, Puisqu’il faut mourir et quitter ces rêves, qu’importe que les vers au tombeau ou les loups dans la campagne dévorent ton cadavre. Omar Khayyam (1048-1131)

La seconde poétique

Aussi rapides que l’eau du fleuve ou le vent du désert, nos jours s’enfuient. Deux jours, cependant, me laissent indifférent : celui qui est parti hier et celui qui arrivera demain. Omar Khayyam (1048-1131)  

La seconde poétique

  L’aurore a comblé de roses la coupe du ciel. Dans l’air de cristal s’égoutte le chant du dernier rossignol. L’odeur du vin est plus légère. Dire qu’en ce moment des insensés rêvent de gloire, d’honneurs ! Que ta chevelure est soyeuse, ma bien-aimée ! Omar Khayyam (1048-1131)

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑